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Sur les traces de Giono

Posté par le 9 nov 2015 dans Actualité, Sur les pas d’un auteur, Voyages | 0 commentaire

 

 

Sur les pas de Giono

Nous partons dans le brouillard sans trop savoir où nous allons. Sur le pont d’Avignon ? Dans la banlieue de Lyon ? Voir Tartarin de Tarascon ? Mais, non, voyons ! La brume se déchire, s’accroche aux flans des collines, se délite en fins filaments, et  le Luberon apparait : ciel d’azur, prairies vertes, eaux vives alimentées par les dernières pluies, arbres aux feuillages mordorés et, tout en haut d’un promontoire, Lurs où nous attend Giono.

 

C’est Pierre, après nous avoir offert un café et promis de la pâte de coing (il tiendra promesse) qui nous amène sur les pas de l’auteur. Le village est totalement rénové mais d’une façon authentique, vraie, il est comme il devait être il y a des siècles avec ses ruelles bordées de fleurettes blanches et roses, ses escaliers ni trop en état ni trop délabrés, ses andrones, porches qui supportent des maisons, des terrasses, son théâtre de plein air, de-ci  de-là des roses trémières, des rosiers grimpants, une vigne vierge.

Nous sortons du village par la promenade des évêques,  bordée de cades, de romarin, de buis, de fougères aux racines au goût de réglisse. Nous cheminons jusqu’à dominer la Durance et sa large vallée, mais que de pierres…Pierre ! Mais quelle vue…Pierre !

Au nord les Ecrins, là-bas dans le lointain.

A l’est, face à nous la Durance langoureuse, comme un figuier gris et ses multiples branches d’après le texte de Giono que nous lit notre guide, et derrière le large fleuve des sommets blanchis par la première neige de l’année.

Au Sud, on devine la sainte Baume et la sainte Victoire et la mer grise qui se mêle au ciel gris, en cette fin de journée.

 

Comme des hussards, âmes fortes nous arrivons au bout des grands chemins, nous entendons le chant du monde au travers des branches du cyprès, nous écoutons la complainte du boucher apaisant les chevreaux au fond de sa besace, nous prêtons l’oreille à Giono qui nous murmure : – Que votre joie demeure !

 

 

 

                                                       

 

 

                                                            

 

 

 

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