Association loi 1901 pays de Lunel

Le Sel…

Posté par le 30 sept 2016 dans Actualité, Musées, expositions | 0 commentaire

 

 

Le sel                   été 2016

 

Les expositions, les visites, nos lectures, nos rencontres mettent un peu de sel dans nos vies.

Cet ingrédient si banal et pourtant indispensable méritait bien une exposition. C’est le musée Médard à Lunel qui s’est chargé de la préparer et c’est Thibault qui nous l’a présentée.

 

Le sel, le sel de la terre, le sel de la vie, le sel nutriment, le sel sacralisé et présent dans beaucoup de rites religieux, le sel fournisseur d’un impôt, nommé la gabelle et qui enrichit longtemps les royautés et tous les autres régimes jusqu’en 1945 !

 

Le sel est blanc, le sel est rose, le sel est bleu, noir, gris, brun, beige, il provient de la terre mais surtout de la mer. Dans notre région il provient des marais salants d’Aigues-Mortes et arrivait à Lunel grâce au canal. Des bandes de terre ont été octroyées à divers habitants de la région pour leur permettre de pêcher, carpes, anguilles, silures, etc…etc… et de les conserver dans la saumure. Une belle carte nous montre les parcelles et leurs différents propriétaires.

 

Lunel a toujours été dispensé de payer la gabelle en échange de divers services dus aux rois, ou aux seigneurs locaux. Quand les dirigeants changeaient, la ville devait redemander que perdure cet avantage et de nombreux documents attestent de ces nombreuses demandes. Une réponse royale encore cachetée, fut décelée pour cette exposition.

 

Le sel est présent dans des poésies : les deux ânes de La Fontaine, dans des contes : la légende de Saint Nicolas et des trois petits enfants, dans des textes littéraires : le voyage de Rousseau de Chambéry à Montpellier et son escale à Lunel où il se délecta de gibiers et de poissons bien conservés dans le sel.

 

Texte de Rousseau sept 1737. J’étois changé à tel point et ma sensualité mise en exercice s’étoit si bien éveillée que je m’arrêtai un jour au Pont de Lunel pour y faire bonne chére avec de la compagnie qui s’y trouva. Ce cabaret, le plus estimé de l’Europe, méritoit alors de l’être. Ceux qui le tenoient avoient su tirer parti de son heureuse situation pour le tenir abondamment approvisionné et avec choix. C’étoit réellement une chose curieuse de trouver dans une maison seule et isolée au milieu de la campagne une table fournie en poisson de mer et d’eau douce, en gibier excellent, en vins fins, servie avec ces attentions et ces soins qu’on ne trouve que chez les grands et les riches, et tout cela pour vos trente cinq sous. Mais le Pont-de-Lunel ne resta pas longtemps sur ce pied, et à force d’user sa reputation, il la perdit enfin tout à fait

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>