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Journée à Aix-en-Provence

Posté par le 4 avr 2019 dans Actualité | 0 commentaire

Visite de l’exposition Chagall au Centre Caumont et de la Fondation Vasarely

 

Tourne, tourne et virevolte la voiture dans les rues d’Aix. Tourne, tourne et tourne encore.

Et puis se pose.

Vite, une ruelle, vite, le musée, vite le bel escalier, vite les deux belles pièces avec mobilier de style.

 

Et, puis, Chagall, et puis ses toiles en noir et blanc. Erreur fatale pas en noir et blanc, mais en gris clair, en gris foncé, en noir charbon, en noir corbeau, en blanc laiteux, en blanc sali, en blanc saupoudré de suie. Un Chagall comme une découverte.

Changement de salle, explosion de couleurs. Des camaïeux de bleu, des camaïeux de rouge. Les symboles omniprésents, l’âne, la chèvre, l’ange, le couple … Un bouquet majestueux, monumental et léger à la fois, à côté, en dessous de minuscules isbas. Des sujets plus sérieux, plus tristes, plus prenants, la crucifixion et la foule de la déportation. Encore de nombreuses salles d’exposition, encore un déferlement de couleurs. Des gestes emplis de douceur, un couple enlacé. Quelle langueur ! Un bébé dans les bras de sa mère. Quelle tendresse !

 

Nous sommes de simples humains, nourriture céleste suivie de nourriture terrestre. La vie !

 

Tourne,  tourne et virevolte la voiture dans les rues d’Aix, tourne, tourne et tourne encore.

Et puis se pose.

 

La fondation Vasarely sur une colline au-dessus de la ville et face àla Sainte-Victoire.  Plusieursgrandes pièces éclairées par une verrière, les yeux étonnés, écarquillés. Illusion d’optique crée par l’alphabet plastique de l’auteur, de multiples formes, de multiples couleurs. Gigantesques modules en divers matériaux, carton, mosaïques, tapisseries de laine, faïences…

La planète Vega sort de son cadre, le cube devient colonne, se creuse ou s’allonge, les lignes se superposent, se mélangent. Admiration pour le concepteur pour ses jeux de constructions à grande échelle. Joie de changer de place, Vega s’écrase, s’aplatit, le cube devient une trame de laine, la colonne ni ne monte au ciel ni ne descend sous terre.

 

Tourne, tourne et virevolte la voiture dans les rues d’Aix, roule, roule la voiture.

Et puis se pose …vers notre quotidien.

 

 

 

 

Cette belle phrase sans le nom de son auteur, relevée à l’étage de la fondation :

 

La clef des songes affolée

Dans la serrure rouillée

De la réalité.

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